L'EGLISE :
L'église Notre-Dame de l'Assomption est située à Chantilly, dans le département de l'Oise. La construction de l'édifice est lancée en 1687 par le prince Henri-Jules de Bourbon-Condé et est achevée en 1691.
Les plans sont dessinés par Jules Hardouin-Mansart, comte de Sagonne.
L'église se démarque de par son style classique qui ressemble à l'église Saint-Louis des Invalides à Paris, mais aussi l'église Notre-Dame de Versailles. Elle est avérée trop petite et nécessite un agrandissement pour répondre à l'augmentation de la population. L'agrandissement est entrepris entre 1724 et 1734.
Dans le département de l'Oise, on ne trouve aucune autre église paroissiale d'un style classique clairement affirmé.

L'INTERIEUR
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L'église Notre-Dame de l'Assomption présente une architecture simplifiée de l'extérieur, mais aussi de l'intérieur. La nef est précédée d'un narthex qui abrite la tribune de l'orgue et de l'autre côté un chœur ouvrant sur un chevet en hémicycle. Le vaisseau central et l’abside présentent une élévation sur deux niveaux, avec l’étage des grandes arcades et l’étage des fenêtres hautes. Uniquement la travée droite du chœur comporte une galerie et possède donc une élévation sur trois niveaux.
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Les bas-côtés sont voûtés d'arrêtes et séparés par de larges doubleaux retombant sur des pilastres simples. Cela conduit à deux portes qui donnent accès à deux espaces en partie basse à la chapelle des fonds baptismaux (est) et la sacristie (ouest). En partie haute, on retrouve, ouverte sur le chœur par deux baies, l'accès au clocher (est) et la Chapelle Sainte-Anne (ouest). Les décors présents dans l'église sont réduits au minimum, le style classique privilégiant équilibre et rigueur.
SON AGRANDISSEMENT
La population croît considérablement et l'église est avérée trop petite, 30 ans après sa construction. Dans le premier tiers du XVIIIe siècle, la ville de Chantilly se développe massivement sous l'impulsion du prince Louis Henri de Bourbon-Condé. Pour répondre à l'augmentation de la population de la nouvelle ville, un agrandissement de l'église est ordonné en 1724 par Louis Henri de Bourbon-Condé.
Les travaux sont donc alors engagés pour agrandir l'église. La nef est prolongée dans la direction Nord par l'ajout d'une travée avec un avant-corps et une nouvelle façade sur rue.
Les deux chapelles d'origines qui formaient le transept sont elles aussi prolongées pour créer des bas-cotés.
L'ORGUE
Après son agrandissement, l’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Chantilly reçoit un orgue de l’atelier Cliquot, Paris. Cet instrument est dégradé pendant la Révolution, sans pour autant être remplacé dans un premier temps. Quand la paroisse cherche un nouvel orgue pendant les années 1850, la cantatrice Laure Cinti-Damoreau retirée à Chantilly demande du conseil à Camille Saint-Saëns. Il repère un orgue d’occasion, construit par John Abbey pour l'église Saint-Louis d'Antin, à Paris. Il est transféré à Chantilly en 1858, et installé par Aristide Cavaillé-Coll, qui le répare une nouvelle fois en 1879. L’instrument reçoit plusieurs perfectionnements et est entièrement révisé avant son classement au monuments historiques par arrêté du 15 février 1980
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Sa composition
Récit expressif
Flûte harmonique 8
Bourdon 8
Viole de gambe 8
Voix céleste 8
Flûte 4
Trompette 8
Hautbois 8
Voix humaine 8
Pédale
Grand-Orgue
Bourdon 16
Flûte harmonique 8
Salicional 8
Bourdon 8
Prestant 4
Quinte 2 2/3
Doublette 2
Trompette 8
Clairon 4
LES PEINTURES
L'église Notre Dame de l'Assomption possède cinq tableaux commandés par le Prince de Condé. Ils ont été réalisés par le peintre Louis de Boullogne. Ces œuvres sont toujours présentes dans l'église et ont été classées au titre des monuments historiques depuis 1912.
Louis de Boullogne
Il est issu d'une famille de peintres originaires de Picardie, Louis II de Boullogne, dit Boullogne le Jeune (1654-1733) est l'un des peintres les plus prisés de sa génération. Grand prix de peinture à 18 ans, il fait le voyage à Rome en 1676. De retour à Paris en 1680, il acquiert une grande réputation et, en 1681, il est reçu à l'Académie. En 1724, il devient Premier peintre du roi, avec lettres de noblesse. À partir de 1725 et jusqu'à sa mort en 1733, il est directeur de l'Académie. Son œuvre se caractérise par de belles compositions, des couleurs éclatantes et un art de la mise en scène qui rappelle Poussin. Peintre de chevalet, aussi bien que de grands tableaux, on retrouve ses œuvres à Notre-Dame de Paris, aux Invalides, à l'Hôtel de Ville de Paris, à Versailles, à Marly, à Trianon, à Chantilly, etc.
Parmi ces cinq tableaux, vous pouvez retrouver dans l'église le tableau de "La présentation de la vierge au temple", "Le baptême de saint Hubert", "L'éducation de la Vierge", "L'Adoration des bergers", "La Vision de saint Hubert"...
D'autres tableaux décorent l'intérieur de l'édifice...
LES CLOCHES
L'église possède un ensemble campanaire de quatre cloches, des fonderies de DUBUISSON GALLOIS à Paris et PACCARD d'Annecy.
En 1692, trois cloches sont offertes par les princes de Condé.
Elles s'appelaient Anne-Louise, Henriette-Anne et Françoise-Louise. Deux d'entre elles sont fondues en 1793 et la troisième fut fêlée peu de temps après la fonte des cloches.
En 1814, une cloche fondue par DUBUISSON-GALLOIS à Paris rejoint l'église, mais elle fut supprimée quelques années plus tard. En 1862, une autre cloche de la même fonderie rejoint l'église.
Les anciennes cloches de 1692 et les nouvelles cloches fondues plus tardivement par DUBUISSON GALLOIS à Paris étaient anciennement dans le clocher situé sur le côté de l'église. Le développement de la ville dans le sens inverse du clocher a modifié la position des cloches qui sont maintenant dans la charpente de l'église située face à la ville.
Cloche 1
Cloche fondue par DUBUISSON-GALLOIS à Paris en 1862, pèse 1217 kg, fait un diamètre de 125 cm, sonne le "Ré" de la troisième octave et s'appelle Pauline

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Ses inscriptions
ETAIENT PRESIDENT DU CONSEIL DE LA FABRIQUE MONSIEUR LANDRY SECRETAIRE MONSIEUR AUPERT TRESORIER MONSIEUR CHAMPION MEMBRES MESSIEURS FARDOUIN EN PIART DERISET MES PRINCIPAUX BIENFAITEURS ONT ETE LE DOMAINE MADAME PIQUE MADEMOISELLE BOTIN MONSIEUR THONNISSEN ETC DUBUISSON GALLOIS FONDEUR BREVETE A PARIS
Verso de la cloche illisible...

Cloche 2
Cloche fondue par PACCARD à Annecy en 1960, pèse 900 kg, fait un diamètre d'environ 113 cm, sonne le "Fa" de la troisième octave et s'appelle Marie-Jacqueline
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![Image[2].jpeg](https://static.wixstatic.com/media/7fd85a_d461706002014b3d8a3066a3935312bd~mv2.jpeg/v1/fill/w_280,h_373,al_c,q_80,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/Image%5B2%5D.jpeg)
Ses inscriptions
MARIE JACQUELINE
BENITE EN LA FETE DU CHRIST-ROI 1960 PAR S.Exe. Mgr PIERRE-MARIE LACOINTE EVEQUE DE BEAUVAIS NOYON ET SENLIS PARRAIN : GEORGES PAQUIE; MAIRE MARRAINE : JACQUELINE VIDY; PRESIDENTE … CHANOINE PERNAND HUSSON; CURE-DOYEN DE CHANTILY
Cloche 3
Cloche fondue par PACCARD à Annecy en 1960 pèse 650 kg, fait un diamètre d'environ 102 cm, sonne le "Sol" de la troisième octave et s'appelle Marie-Joseph
![Image[4].jpeg](https://static.wixstatic.com/media/7fd85a_7cf31346889a4ee7b57f60435e39251e~mv2.jpeg/v1/fill/w_280,h_373,al_c,q_80,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/Image%5B4%5D.jpeg)
Ses inscriptions
NOTRE DAME DE CHANTILLY
MARIE-JOSEPH
BENITE LE 30 OCTOBRE 1960 EN LA FETE DU CHRIST-ROI PAR S.Exe. Mgr PIERRE-MARIE LACOINTE EVEQUE DE BEAUVAIS NOYON ET SENLIS PARRAIN : EMILE LEPRAT; MAIRE MARRAINE : LUCIE CHRETIEN CHANOINE F.Jh HUSSON; CURE-DOYEN
Cloche 4
Cloche au fondeur inconnu, sonne le "Do" de la quatrième octave.
Elle est étonnement séparée des autres cloches.
![Image[5].jpeg](https://static.wixstatic.com/media/7fd85a_118f9f5ea8934d7b82a7072dab80a02d~mv2.jpeg/v1/fill/w_280,h_373,al_c,q_80,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/Image%5B5%5D.jpeg)
Ses inscriptions
La cloche semble avoir des inscriptions latines sur son cerveau. Au centre de la cloche, il y a une inscription distincte qui est "L G F"
LA VIDEO
REMERCIEMENTS
Je remercie Sarah GILLOIS de m'avoir accueilli dans l'église,
expliqué le passé historique de celle-ci et de m'avoir également donné
l'autorisation de monter au clocher et de réaliser une vidéo des cloches.
Je remercie Jean-Yves PERIE d'avoir actionné les cloches depuis la sacristie.
L'article et la vidéo sont soutenus par la commune de Chantilly



