LA CATHÉDRALE
La cathédrale Sainte-Réparate est située à Nice, commune d'environ 348 000 habitants dans les Alpes-Maritimes (06). Avant l'édification de cet édifice, la ville comportait une cathédrale nommée "Sainte-Marie" qui était située sur la colline du château de Nice. Elle est aujourd'hui en ruine et accueillait auparavant le siège du diocèse de Nice jusqu'au transfert de l'évêché dans la cathédrale actuelle. Aujourd'hui, nous pouvons seulement contempler les vestiges de cette première cathédrale de style pré roman.
La construction de la cathédrale Sainte-Réparate de style baroque débute le 7 Janvier 1650 par le chœur puis en 1651 le transept et la coupole. Les années suivantes, le projet tourne au ralenti, va dépendre des fonds et le campanile est détruit.
Le 18 Septembre 1658, l'évêque Palletis décède suite à l'effondrement d'une voûte. Les travaux reprennent alors en 1673 avec le nouvel évêque Henri Provana de Leyni et sont terminés par l'architecte Marc-Antoine Grigho. La cathédrale est consacrée le 30 Mai 1699.
Il manque désormais un seul élément à la cathédrale, le campanile qui entreprend d'être reconstruit et deux projets furent présentés par deux architectes mais aucun n'a été retenu. C'est alors que la construction d'un campanile débute en 1731 par l'évêque Recrosio et fit terminée par son successeur en 1757.
L'INTERIEUR








LES CLOCHES
La cathédrale accueillait sa première cloche en 1671 mais a été refondue en 1901 par Eugène BAUDOIN à Marseille et baptisée "Clémence Aimée Charlotte Réparate".Ensuite, l'édifice a accueilli en 1758, quatre cloches nommées "Réparate", "Bassus", "Pons" et "Syagre". Elles ont aujourd'hui toutes les quatre disparues. En 1900, un bourdon fondu par Georges et Francisque PACCARD, décrit comme "majestueux" selon l'Abbé Salvetti s'installe avec la cloche de 1671 dans le beffroi en bois. La même année, à la Toussaint, le beffroi en bois s'effondre. Celui-ci reposait directement sur la maçonnerie des baies et n'a pas supporté le poids du bourdon. Eugène BAUDOIN, fondeur à Marseille complète l'ensemble campanaire de la cathédrale au fur et à mesure des années. En Avril 1900 le bourdon rejoint le clocher, puis en 1901 la petite et en Mars 1902 les deux moyennes. Ces cloches trônent toujours aujourd'hui au sommet du clocher dans leur beffroi en métal.
Cloche 1
Cloche fondue par Eugène BAUDOIN à Marseille en 1900, pèse 3 700 kg, fait un diamètre de 180 cm, sonne le "SI" de la seconde octave et s'appelle Réparate-Paule-Henriette-Aimée.


Ses inscriptions
JE M'APPELLE REPARATE-PAULE-HENRIETTE-AIMEE
J'AI ETE BENITE PAR MGR HENRI CHAPON EVEQUE DE NICE EN AVRIL 1900 M.ANTONIN GUIDI ETANT CURE-ARCHIPRETRE ET MGR ANTOINE FABRE DOYEN DU CHAPITRE
J'AI EU POUR PARRAIN LE BARON AIME DE CHATEAUNEUF CAMERIER SECRET DE SA SAINTETE LEON XIII POUR MARRAINE PAULE LAURE ADELAIDE DE MASSENA PRINCESSE D'ESSLING DUCHESSE DE RIVOLI
EUGENE BAUDOIN FONDEUR A MARSEILLE
Cloche 2
Cloche fondue par Eugène BAUDOIN à Marseille en 1902, pèse 1 300 kg, fait un diamètre de 135 cm, sonne le "MI" de la troisième octave et s'appelle Aude-Jeanne-Marie-Réparate.


Ses inscriptions
JE M'APPELLE AUDE-JEANNE-MARIE-REPARATE
J'AI ETE BENITE PAR MGR CHAPON EVEQUE DE NICE EN MARS 1902
J'AI EU POUR PARRAIN JEAN-MARIE EMMANUEL MAXIME MARQUIS MASSIGNY D'AIZAC MARRAINE ANNA MASSENA
Cloche 3
Cloche fondue par Eugène BAUDOIN à Marseille en 1902, pèse 750 kg, fait un diamètre de 112 cm, sonne le "FA#" de la troisième octave et s'appelle Germaine-Léonie-Réparate.


Ses inscriptions
JE M'APPELLE GERMAINE-LEONIE-REPARATE
J'AI ETE BENIE PAR MGR CHAPON EVEQUE DE NICE EN MARS 1902
J'AI EU POUR PARRAIN MARIE-VICTOR EMMANUEL GILETTA COMTE DE ST JOSEPH ET POUR MARRAINE GERMAINE VICTORINE MARIE DE COCONATO
Cloche 4
Cloche fondue par Eugène BAUDOIN à Marseille en 1902, pèse 280 kg, fait un diamètre de 79 cm, sonne le "SI" de la troisième octave et s'appelle Clémence-Aimée-Charlotte-Réparate.
(photos, voir paragraphe cloche 3)
Ses inscriptions
CLEMENCE-AIMEE-CHARLOTTE-REPARATE
SANTA MARIA DOLORATA ORA PRO NOBIS FONDUE EN 1671 RENFONDUE EN 1901
LA VIDEO
REMERCIEMENTS
Je remercie Marine RULLIER, Ingénieur du Patrimoine de l'Unité Départementale de l'Architecture et du Patrimoine des Alpes-Maritimes pour l'autorisation d'accès au clocher et de la réalisation reportage au sein du campanile. Je remercie également l'équipe administrative du patrimoine de la ville de Nice en charge des autorisations de reportage. Je remercie chaleureusement toute la paroisse de la cathédrale pour son accueil. Je remercie Amandine SKRZYPEK pour son aide précieuse au sein du clocher. Enfin, je remercie Antoine ELIOT, organiste de la cathédrale de Nice, d'avoir ouvert le clocher et de m'avoir accompagné tout en haut.



